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 un auteur à connaitre

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MessageSujet: un auteur à connaitre    Ven 27 Juin 2014 - 17:05

Bonjour,


Je vous présente un auteur très sympathique qui débute et  qui mérite d'être connu :
  
 
 Very Happy Quelques informations tout d'abord  Very Happy 


Né dans le sud de la France, Mohamed Rezkallah a 29 ans, il est musicien : "j'ai vécu une enfance difficile et n'ai pas fait d’études. Ce n'est qu'à l'âge de 27 ans que j’ai commencé à lire vraiment. Notamment, des auteurs japonais, aussi un peu de philosophie....". Dans ce premier roman, Mohamed Rezkallah s'est affranchi seul de tous les codes d'écriture afin de se vouer à la fiction, inspirée, et fortement idéaliste. Passionnant.




Ses livres : 


Le sous sol  
Les histoires de mo 


un extrait de ce dernier: 


Spiritual Game




Une mouette se laissait porter par le courant. La ville dormait, pourtant, il faisait jour. Une forte odeur de shampoing de femme fraîchement sortie de sous la douche me pénétra par tous les pores. Je jetai un œil curieux derrière moi. Elle lisait un magazine. Mon estomac tremblait tant son odeur était puissante, enivrante.

En fermant les yeux, je me retrouvai aspiré au beau milieu d'une forêt immense, dense, peuplée d'arbres géants millénaires qui, en se recourbant en leurs cimes bloquaient l'accès à la voûte céleste. L'air frais, tropical, humide, frétillait sur ma peau, je bus une gorgée de café refroidi. Je me l'étais servi dans un mini-thermos qui tremblotait, comme un dingue, sur le plateau rétractable. J'étais monté dans un semi-expresse à mon insu.

— Que fais-tu ici ?

La phrase résonna, ondula dans l'air comme le choc d'une pierre qui déchire le centre d'un lac brumeux. Un chemin débutait, sous mes pas, taillé à l'aide de fins galets blancs comme des os, et se perdait dans le cœur sombre de cette forêt dont la voix semblait surgir. Hypnotisé, je m’apprêtai à suivre la route en lacets.

— Que fais-tu ici ? réitéra la voix.

— Moi ? répondis-je?

— Oui, toi, idiot.
— Il n’est pas nécessaire d’user d’un langage aussi peu châtié, fis-je remarquer, et je ne sais pas ce que je fais ici, ni où « est » cet ici , et encore moins ce que vous, faites ici, vous même.
— Tu es un dangereux toi ! répondit la voix. Tu es chez moi, ici, dans mon monde intérieur. Je ne t’ai pas invité, alors comment es-tu venu jusqu’ici ?
—Je n’en sais rien, répondis-je. J’étais le nez collé à la fenêtre, en train de me laisser porter par le décor qui défilait, puis j’ai humé une odeur de femme, et je me suis retrouvé au beau milieu de cette jungle. D’ailleurs, je suis toujours à ma place dans le train, et je bois du café et, en même temps, je suis là, à vous parler…Êtes-vous la jeune femme du train ? Celle qui feuillette un magazine, installée derrière moi ?
— C’est ma poupée, fit la voix. A ce que je vois, je l’ai un peu trop excitée, et elle s’est, disons un peu trop…apprêtée…
— Votre poupée ? répétai-je.
— Oui, façon de parler…elle te plaît ? Elle t’a attiré. Tu la féconderais, si je te la laissais ?
— Elle me plaît, dis-je, de là à penser à la féconder, il y a toute une distance. Et pourquoi, est-ce vous qui décideriez, si je pourrais, ou pas, la féconder ?

— Tu es vraiment idiot. Et je ne comprends pas comment tu as pu atterrir jusqu’ici.
— Cessez de m’insulter.
— Ne bouge pas… j’arrive.
La forêt noire se mit en branle, un vent nerveux souffla entre les feuilles, les arbres se mirent à murmurer, leurs écorces à trembloter, une ombre glacée s’éleva telle un dôme et m’enveloppa dans un espace confiné. Les parois étaient semblables à du verre au toucher. Je me plaçai au centre, paniqué, la terreur au ventre.
Un vacarme semblable à mille talons aiguille martelant le parquet d’un centre commercial à l’ouverture des soldes me vrilla les tympans. Le dôme se fissura dangereusement. Je protégeai mon visage comme je pus. Il éclata en mille poussières obscures et s’évapora.
Une énorme mygale se tenait devant moi. Au bout de chacune de ses longues pattes poilues, brillaient des talons aiguille, de couleurs, de formes et de marques différentes. La gueule de la bête était celle d'un hydrocéphale, né avec un corps trop petit et dont la tête était disproportionnée, avec un front et l’arrière du crâne larges et déformés, et très peu de cheveux sur le sommet, lequel était orné d’une couronne en carton, comme celles que l’on vend avec les galettes des rois. Autour de sa bouche fine, large, du rouge à lèvres, ou des traces de sang séché, faisaient office de maquillage. Ses globes oculaires, d’un noir absolu, humides, dépourvus de paupières, tournoyaient dans tous les sens. Son arrière-train, bombé, bouchait la vue.
Le cul par terre, de terreur, je la vis, en quelques cliquetis de talon, s'immobiliser au-dessus de moi, salivante, haletante.
— Je pourrais te tuer sur le champ et te vider comme un porc, tu sais ?
— Ce n’est pas réel, ce n’est pas réel, ce n’est pas réel, ce n’est par réel, je suis….je suis dans le train, et je compte les mouettes… bégayai-je, de mon mieux.
— Ferme-là, idiot… fit-elle, en reculant de ses huit pattes et seize talons. Relève-toi…
Je pris appui sur mes main, afin d’exécuter l’ordre demandé, mais ne trouvai aucune force dans les muscles de mes bras, ni dans ceux de mes jambes. Je restai sur les coudes, la peur au ventre.
— Tu ne vas pas te faire dessus, quand même ?
— Que... Qu’est-ce que vous êtes ? demandai-je.
— Je suis l’être intérieur de la jeune fille que tu as humée dans le train.
— Être intérieur ? C’est quoi ce truc ?
— Tu n’es pas spirituel toi…


— Non…

— Un être intérieur, c’est celui qui donne des indications, celui qui guide l’être véritable d’une personne… Par exemple, tu es sur une route, tu te retrouves face à deux chemins, à gauche et à droite…et toi tu ne sais pas quel chemin prendre…eh bien l’être intérieur va te dire quel chemin prendre… tu saisis ?

— Je crois…donc vous conseillez la jolie demoiselle assise derrière moi ?

— C'est ça.

— Et pourquoi êtes-vous aussi….pas jolie… ?

— Parce que je suis une représentation générale de mon hôte.

— Elle est comme ça, dis-je en pointant l’arachnide du doigt, en dedans ?

— Oui.. répondit l’insecte.

— J’ai du mal à vous croire…

—Que tu me croies ou pas ne change rien à ce que je crois ou non. Le fait est que je fais ce que je veux de mon hôte et j’ai un programme chargé…

— Mais si vous êtes son être intérieur, moi je suis quoi ? Logiquement, vous devriez rencontrer mon être intérieur, à moi, et faire vos affaires ?

— T’es pas si con que ça, finalement….Bon disons que je me suis un peu incrusté, et un peu auto-proclamé « être-intérieur » expliqua la bête, un sourire déformant son rouge à lèvres sang.

— C’est moche ça. dis-je. Est-elle au courant, que vous êtes en elle, que vous la guidez ?

— Oh, oui…t’inquiète, elle adore, ça, les humains adorent ça… les guides, les maîtres intérieurs, les dieux…

— Moi, je n’en ai pas…



— On dirait que non. J’ai besoin que mon hôtesse tombe enceinte prochainement et je l'ai préparée pour. Tu as dû sentir les appels et t’es frayé un chemin jusqu’ici… tu dois être sensible…

— Pourquoi la mettre enceinte ?

— Ça ne te regarde pas…pourquoi ? Ça t’intéresse ?

La bête m’examina de ses billes d’encre un instant, puis recula.

— Tu n’es pas délicieux. Maigre, chauve, mal fagoté… ce n’est pas ce que je recherche, délibéra-t-elle. Tu ne serais pas aussi mal en point, si tu possédais un maître intérieur…

— Vous-voulez dire, si un être intérieur me possédait ?

— Ha, ha, ha…oui, pouffa la mygale, on voit que tu n’es pas sur le marché.

— Donc je suis quoi ? Pour vous ? Un chien sans laisse ?

— Pour nous, tu es comme un fruit tombé de sa cagette, et que les gens risquent de piétiner à tout moment.

La température baissait, non pas dans la forêt, mais dans mon corps. Je sentais comme une perte d’énergie rapide. Mon front perlait, ma bouche devenait pâteuse, mes yeux humides.

— Qu’est-ce qui ce passe ? dis-je à haute voix, malgré moi.

— Tu ne te sens pas bien ? demanda la bête, moqueuse. Tu te sens partir ?

J’étais brûlant à présent, et me tenir sur les coudes ne m’était plus possible. Je me couchai sur le dos, incapable de bouger. Le haut plafond de feuillage tanguait, comme amusé par la situation. Des étoiles scintillaient, hululaient, admirant le spectacle, suspendues aux branches.

— Qu’est-ce qui se…

— Petit, sache que, pendant que tu es ici, avec moi, tu es aussi là-bas, et tu vis, tu bouges, et je pense que là, il t’arrive quelque chose… qu’as-tu fait? As-tu sauté du train en marche ? On t’a volé ton précieux portable peut-être ? Tu t'es bagarré ? Ou pire encore… ?



— Je... je ne sais pas…

La mygale disparut de mon champ de vision, les étoiles devenaient de plus en plus nombreuses. Une envie de diarrhée aiguë me contracta l’estomac. Ses seize talons, de chez Gucci, Jimmi Choo, Christian le Boutin, Sergio Rossi et autre grands chausseurs, s’éloignèrent et ne résonnèrent plus. Je crus me chier dessus, mais plutôt qu’un liquide me coule du derrière, une substance spectrale, couleur vert kleenex à la menthe s’élevait de mon bas ventre, comme la fumée d’une cheminée.
Une volute magnifique. Je pouvais passer ma main au travers. Elle montait jusqu’aux étoiles, qui la gobaient, s’en nourrissaient. J’allais mourir. C’était moi qui montais au ciel. Un voile blanchâtre me recouvrit les yeux. Un être intérieur pensai-je…En avais-je un ? Je ne pense pas…ou alors il était ultra discret…
On me traîna par les pieds quelque part, comme un sac de patates, l’herbe fraîche me caressait la nuque. Je repris conscience, adossé à un arbre. Autour de ma taille, au niveau du nombril, un tissu, était noué. Je me sentais un peu mieux. Je tirai sur le tissu, et la fumée verdâtre se remit à sortir. Quelqu’un avait pansé ma plaie…Qui était-ce ? J’essayai de me relever mais j’étais trop faible.
Le sentier où je me trouvais était plat, couvert de feuilles mortes et, une centaine de mètres plus loin, s’élevait comme une plaine, vers un autre sentier plus dense. Où était la mygale ? Qui m’avait traîné jusqu’ici ? Comment sortir d’ici… ?
Un bruit de cloche attira mon attention. Un bruit de grelot plus exactement. Un son doux et familier. Je tendis l’oreille. Klingg…Klinggg…Le tintement provenait depuis le haut de la plaine. Je braquai mes yeux sur le haut de la pente verte, prêt à voir ce qui en venait. Un être, vêtu d’un blanc immaculé se mouvait tout doucement. Il me fit penser à un chat. Et pour cause il portait un masque de chat, blanc, aux moustaches noires. Sa tenue était celle d’un ninja de l’ère d’Edo. Ses oreilles étaient bien droites. Il posait une patte après l’autre, faisant en sorte de ne pas faire craquer la moindre brindille. Le masque souriait, comme un matou rassasié . Une main derrière la nuque, agrippant le manche de son katana, une autre qui tâtait l’air en avant, il s’acheminait vers moi. Une paire de grelots lui pendaient sur les chevilles. Klingg..klinngg.
Il descendait la plaine au ralenti. Les yeux exorbités, captivé par cette chose qui se mouvait avec tant de grâce, je tendis les bras comme un bébé. Je battis trois fois des paupières et il était là, à genoux près de moi, son visage de félin, moqueur, penché vers moi.
Il dénoua le pansement et la fumée s’éleva. J’observai. Il souleva à peine son masque, et la bouche à découvert, aspira la substance. Après une longue bouffée, il s’approcha de moi, et colla sa bouche contre la mienne. Je sentis la fumé passer entre nous, et s’infiltrer dans mon corps. Après ce doux baiser, Il recula et resta à genoux. Sourire de chat.

— Qui es-tu ? demandai-je

Il pencha la tête, joueur.

— Dis-le-moi , s’il te plaît…



Au lieu de me répondre, il dénoua l'un des grelots de ses chevilles, et le fit pendouiller sous mon nez.

— Réponds, je t’en prie…

D’une chiquenaude, il fit tinter les grelots…
Je me retrouvai devant cette fille assise derrière moi. Le train était parcouru de violents cahots.
À ma place, mon thermos était tombé, et s’était renversé. Mon arrêt était passé depuis longtemps.
Elle rouspétait :
— Puisque je te dis que tu ne m’intéresses pas, je ne te donnerai pas mon numéro de téléphone c’est clair ?

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